Non à une régression en matière de politique climatique

De quoi s'agit-il?

La politique climatique de l’après 2012 fait depuis longtemps l’objet de débats. En août 2009, le Conseil fédéral a soumis aux Chambres le message et le projet de la nouvelle loi sur le CO2. Il souhaite réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 pour cent par rapport à 1990 d’ici 2020. Raisonnablement, le projet prévoyait d’en compenser la moitié à l’étranger.

 

Notre position

Entre-temps, le Parlement a fait fausse route. A l’encontre du Conseil fédéral, les deux Chambres veulent imposer l’obtention des réductions à l’intérieur du pays. Les mesures réalisées à l’étranger ne devraient plus pouvoir être imputées. Ce réduit en matière de politique climatique paraît peu judicieux tant au niveau écologique qu’économique. Premièrement, le CO2 ne s’arrête pas aux frontières. Deuxièmement, les projets à l’étranger permettent de réduire les émissions à bien moindre coût et en même temps d’exporter des technologies.

 

Ces dernières dix années, par le biais de mesures librement consenties, l’économie a réalisé des performances énormes en matière de protection climatique. Ainsi, chaque année plus de quatre millions de tonnes de CO2 ont été réduites, ce qui correspond à environ 80 pour cent de nos engagements de Kyoto. Les mesures librement consenties telles la Fondation Centime Climatique, l’Agence de l’énergie pour l’économie ou les actions de l’industrie du ciment sont des piliers importants de la politique climatique. Dans ce contexte, il semble d’autant plus étonnant de prévoir d’abandonner ce modèle de réussite et de le remplacer par une loi rigide qui attribue à chaque entreprise des volumes d’émissions fixes. Ceci va à l’encontre de la dynamique et de la force d’innovation de l’économie.

 

Afin d’atteindre ces objectifs irréalistes, le Conseil des Etats veut dans un premier temps faire payer les consommateurs et les entreprises. Il prévoit sur l’essence et l’huile de diesel une taxe d’incitation d’environ 30 centimes par litre. Cependant, un renchérissement artificiel ne porte des fruits que si les consommateurs disposent d’une véritable alternative. Ceci n’est pas le cas. De nombreux citoyens suisses dépendent de la voiture. La taxe d’incitation mène seulement à une hausse des prix pour les ménages et les entreprises. Elle n’apporte rien au climat.

 

L’Union Pétrolière soutient les objectifs du Conseil fédéral: une réduction de CO2 de 20 pour cent par le biais de mesures en Suisse et à l’étranger. Le chemin sur lequel s’est actuellement engagé le Parlement mène cependant dans une impasse. C’est à raison que se forme une résistance sous l’impulsion d’economiesuisse et de l’Union suisse des arts et métiers. Aujourd’hui déjà, plus de 200 entreprises et associations s’engagent pour une politique climatique réaliste et réalisable. www.co2.ch

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