Seule une part mineure de l’énergie primaire est utilisée directement pour couvrir les besoins des consommateurs d’énergie. De nombreuses ressources ne deviennent utilisables pour la consommation finale qu’après leur transformation en vecteurs énergétiques secondaires. Ceci passe par exemple par des processus de raffinage ou de production d’électricité: le pétrole sert entre autre de base à l’essence et au mazout, l’uranium ou l’énergie hydraulique permettent d’obtenir de l’électricité.
Les processus de transformation s’accompagnent toujours de déperditions d’énergie. La consommation finale est donc inférieure à la consommation d’énergie primaire.
En 2008, la consommation d’énergie finale était d’environ 8 milliards de tonnes d’équivalent pétrole. Avec une part de plus de 40 pour cent de la consommation finale globale, les produits pétroliers occupent la place la plus importante. Cela s’explique surtout par l’importance du pétrole en matière de mobilité et de transport, un secteur qui accapare presque un tiers de l’énergie finale globale. Environ 60 pour cent des produits pétroliers consommés sont utilisés pour le transport par voie de terre, d’eau et d’air.
Rien ne semble susceptible d’enrayer cette tendance. Premièrement, le pétrole sera encore disponible longtemps en quantités suffisantes et à un prix raisonnable. La substitution croissante dans le domaine des combustibles va encore accentuer l’importance de l’essence et du diesel. Le pétrole est par ailleurs facile à transporter, et l’infrastructure nécessaire à sa distribution est en place. En combinaison avec les véhicules performants opérés à l’essence et au diesel, les consommateurs disposent d’une mobilité économe en énergie, efficiente et confortable. Deuxièmement, ce secteur manque aujourd’hui d’alternatives universelles et efficientes, même si des carburants et des modèles de propulsion alternatifs sont régulièrement mis en avant. Les points de ravitaillement en restent peu nombreux. Et en l’état actuel de la technologie, ni la performance ni la portée d’un plein de carburant ne sont satisfaisantes.
Le plus important vecteur énergétique après les produits pétroliers est l’électricité, avec une part de presque 17 pour cent de la consommation finale globale. Le rôle de l’électricité est amené à croître à la suite des efforts de protection climatique et d’investissements dans l’efficience énergétique.
Les besoins varient fortement de région à région. Environ 45 pour cent de l’énergie globale est consommée dans les pays de l’OCDE. La Chine occupe la deuxième place avec 15 pour cent et le reste de l’Asie la troisième avec presque 12 pour cent. Suivent les nations de l’ancienne Union Soviétique avec 8, l’Afrique avec 5,6 et l’Amérique du Sud avec presque 5 pour cent. Avec l’essor économique de la Chine et de l’Inde, à l’avenir non seulement la consommation d’énergie va augmenter, mais le pourcentage de ces régions aux besoins finaux va s’accentuer.